Violences conjugales : le nombre de places d'hébergement devrait être porté à 10.000 d’ici la fin de l’année

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L’ouverture de places d’hébergement d’urgence est un succès à mettre au crédit du “Grenelle des violences conjugales” lancé il y a trois ans. L’objectif de 9.000 places est déjà dépassé et est désormais porté à 11.000 l’an prochain, selon un bilan présenté par la Première ministre, le 2 septembre. Une mission parlementaire sera installée pour réfléchir à une adaptation de la réponse judiciaire à ces actes de violences.

Trois ans après le “Grenelle des violences conjugales”, 46 des 54 mesures annoncées sont aujourd’hui en vigueur, s’est félicitée la Première ministre, Élisabeth Borne, vendredi 2 septembre, à l’occasion d’un déplacement à Ris-Orangis (Essonne), dans les locaux de l’association Femmes Solidarité 91, aux côtés d’Isabelle Rome, ministre déléguée à l’Égalité femmes-hommes. Les mesures restantes sont “en cours de réalisation”, assure Matignon, dans son bilan. C’est le cas de la création d’un fichier unique de suivi des auteurs de violences conjugales. Certaines mesures ont même avancé plus vite que prévu, en particulier l’ouverture de places d’hébergement d’urgence. L’objectif de 9.000 places annoncé en 2021 est déjà atteint (9.038) et il est porté désormais à 10.000 à la fin de l’année et 11.000 en 2023. Ces nouvelles places seront notamment ouvertes en milieu rural et dans les villes moyennes, en métropole comme en outre-mer. “Ce sont 10 millions d’euros supplémentaires qui seront engagés et qui permettront d’atteindre 11.000 places d’hébergement”, indique Matignon, dans un communiqué de presse. L’Île-de-France concentre 27% des places actuellement disponibles, loin devant Paca et Auvergne-Rhône-Alpes.
Parmi les avancées marquantes de ce Grenelle : l’extension des horaires du 39-19 (le numéro d’écoute des femmes victimes de violences), 7j/7 et 24h/24, le déploiement des téléphones “grave danger” (3.211 téléphones distribués à des victimes sur l’ensemble du territoire) et des bracelets anti-rapprochement (797 déployés au 1er août 2022)…
Le Grenelle s’est aussi traduit par la création de 30 centres de prise en charge des auteurs de violences conjugales. Matignon souligne aussi le renforcement de la “coordination locale”, avec un renforcement du partage d’informations entre les acteurs locaux à la clé.

Hausse de 20% des “féminicides” en 2021

Mais l’effort ne doit pas être relâché, a souligné la Première ministre, alors qu’une récente étude du ministère de l’Intérieur fait état d’une augmentation de 20% des “féminicides” en 2021, avec 122 femmes tuées sous les coups de leur conjoint ou ex-conjoint, contre 102 en 2020. Les femmes représentent ainsi 85% des 143 décès intervenus au sein du couple l’an dernier.

Élisabeth Borne a ainsi annoncé l’installation d’ici la fin du mois de septembre d’une mission parlementaire “pour faire un bilan et voir comment on peut avancer pour une action judiciaire plus lisible, réactive et performante”. Ses conclusions sont attendues dans un délai de six mois. “Ces affaires doivent être jugées d’une manière spécifique. Donner une gifle à sa femme, cela n’a rien à voir avec voler un portable dans un magasin. Il faut interroger cet acte et lui apporter une réponse immédiate”, est venue préciser Isabelle Rome, dans un entretien au Journal du Dimanche.

La Première ministre a aussi indiqué qu’elle présiderait prochainement un “comité interministériel sur l’égalité entre les femmes et les hommes”, “grande cause des deux quinquennats du président de la République”. Elle souhaite par exemple lancer début 2023 une expérimentation sur un nouveau dispositif baptisé “pack nouveau départ”. L’objectif : faciliter le départ du domicile des femmes bénéficiant de mesures de protection.

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