L'arrivée de Franciliens en province crée des écarts de niveaux de vie

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101.000 Franciliens sont partis pour la province (DOM compris) en 2018, d’après une étude de l’Insee publiée le 22 septembre 2022. Et ces arrivants ont des niveaux de vie en moyenne 15% plus élevés que leurs nouveaux voisins, avec des disparités territoriales importantes.

101.000 Franciliens ont migré vers la province (DOM compris) en 2018, soit l’équivalent d’une ville comme Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine). L’étude de l’Insee publiée le 22 septembre 2022 sur le sujet indique que le phénomène entraîne des écarts de niveau de vie importants, les Franciliens ayant un niveau de vie en moyenne 15% plus élevé que leurs nouveaux voisins. Les écarts sont même parfois très forts : 33% pour Nantes, 32% pour Bordeaux, 27% pour Lyon, 22% pour Lille et 18% pour Marseille. Et ils sont encore plus importants pour les ménages âgés de 40 à 59 ans : jusqu’à 90% à Lille et 51% à Lyon ! “Ces disparités s’expliquent notamment par les possibilités qu’offrent les communes de Lille et de Lyon : situées respectivement à une heure et deux heures de Paris par le train, elles permettent à une partie des actifs de conserver un lien professionnel avec la capitale, où les salaires sont en moyenne plus élevés, souligne l’étude, les écarts de salaire entre nouveaux arrivants et habitants déjà en place sont dès lors beaucoup plus modérés dans des villes plus éloignées de l’Île-de-France, comme Nice (16%) ou Marseille (26%)”. À noter, les Franciliens qui partent sont en moyenne ceux qui ont déjà un niveau de vie plus élevé que les Franciliens qui restent : 2.230 euros contre 2.050 euros par mois. Mais leur niveau a toutefois tendance à baisser quand ils s’installent en province (2.025 euros).

Les mouvements sont le plus souvent le fait de personnes seules (43%) ou de couples sans enfant (27%). “Qu’ils aient ou non des enfants, les couples sont beaucoup plus nombreux à quitter la région qu’à s’y installer”, précise aussi l’Insee, qui signale toutefois que la croissance de la population francilienne est due depuis plus de 40 ans uniquement à un solde naturel élevé.

Les territoires urbains attirent surtout les moins de 40 ans, les territoires ruraux les plus de 60 ans

Les Franciliens qui s’installent en dehors de leur région privilégient les territoires urbains et la plupart du temps le déménagement s’accompagne d’une augmentation de la surface de leur logement (18 m2 de plus en moyenne). La majorité (81%) des ménages de moins de 40 ans choisissent de s’installer dans une commune urbaine, notamment dans les aires d’attraction des villes de plus de 700.000 habitants. Une façon de rester proche des pôles universitaires ou de marchés de l’emploi de type métropolitain. “Les déménagements des ménages de 40 à 59 ans sont moins concentrés sur le territoire national”, précise l’Insee. Les dix premières communes d’arrivée sont des grandes villes comme Marseille, Lyon ou Bordeaux, mais elles n’accueillent que 12% des ménages quittant la région Ile-de-France. Ces populations sont surreprésentées dans les départements limitrophes de la région et autour de villes comme Sens, Compiègne, Vendôme ou Le Mans, des villes qui se trouvent à une heure de Paris environ en train. Au-delà de 60 ans en revanche, ce sont les territoires ruraux qui ont la cote. Ces ménages manifestent un engouement pour les villes balnéaires comme Les Sables-d’Olonne, La Rochelle, Saint-Raphaël et Cannes, et cela même si l’offre d’équipements et de services y est moins dense qu’en zone urbaine. Dans 41% des communes d’accueil, les écarts de revenus avec les ménages déjà installés dépassent les 30% avec des pics de 57% à Cannes, Aix-en-Provence ou La Ciotat. Ces seniors logent en général dans leur résidence principale en tant que propriétaires : soit ils profitent d’un marché immobilier moins tendu et donc plus accessible, soit ils utilisent en résidence principale ce qui était auparavant leur résidence secondaire. Les ménages âgés de 70 ans et plus choisissent quant à eux la copropriété en logement collectif dans des communes urbaines, mieux dotées en commerces et en services de santé.

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